Tetsuji SETA  Du 1er au 26 mars 2018
A mantis eats Caterpillars eats leafs かんなづき October 2014 ヤブガラシ Cayratia japonica/105 x 118 x 33h mm/シルバー950/© Tetsuji SETA

Tetsuji SETA  Du 1er au 26 mars 2018

L’Europe a une longue histoire avec les médailles d’art. Mais au delà de cette histoire, les médailles contemporaines attirent l’attention grâce à leurs thèmes et leurs techniques de production qui les ont popularisées ces dernières années.
Les médailles de Tetsuji SETA sont issues s’éduquer son intérêt pour les petites créatures et la tension entre nature et culture, ainsi que de sa vision du monde selon laquelle la vie est un cristallisation de moments du quotidien, le tout uni par une technique délicate qui produit un ensemble transcendant.
En 2017, il a remporté le prix Jaap van der Veen / Teylers Museum pour les médailles d’art contemporaines administré par le musée Teylers en Hollande.
Faisant suite à l’exposition de 2016 dans notre galerie, nous serions heureux de vous voir venir admirer ces œuvres d’art qui tiennent au creux de la main.

Précieuses beautés, médailles d’art de Tetsuji SETA (par Jan Peldonsk, conservateur de la collection numismatique du Musée Teylers, Haarlem, Hollande)

En général, les médailles n’ont aucune valeur monétaire. Elles sont souvent créées en reconnaissance d’une personne ou d’un fait particulier comme une bataille ou un mariage. Par le passé, les médailles étaient majoritairement en forme de pièces mais cela a changé à la fin du 19ème siècle sous l’influence de l’Art Nouveau. Les médailles sont alors devenues une forme d’expressions artistique à part entière. Elles gardent cependant leur caractéristique première : elles tiennent dans la main, petites et délicates.
L’évolution de la médaille d’art est bien visible dans les œuvres de Tetsuji SETA (1960~). Au travers de ses œuvres, il repousse les limites de l’art des médailles. Elles ne sont plus rondes et pleines mais deviennent intrigantes, légères, ajourées et en trois dimensions.

Sa toute première médaille représentait des fourmis. Celles-ci peuvent être vues comme une métaphore : chacun des insectes suit le même chemin que ses prédécesseurs. N’est-ce pas aussi quelque chose qui vaut pour les êtres humains ? Cette médaille a été réalisée en 2006 pour la British Art Medal Society (BAMS) et ce fut un succès qui fit de SETA un nom immédiatement reconnu. Depuis, il construit petit à petit un carnet de notes au travers de ses médailles (parfois en argent, parfois en bronze), gardant trace du temps qui passe et des moments de la vie. Il s’interroge sur ce qui rend ces moments spéciaux. Un mariage ? La réception d’un prix ? La mort d’un poisson rouge ? C’est pour cela qu’il lié ces événements humains à ce qui se passe dans la nature, principalement son jardin. Bien que les deux événements ne soient pas liés au premier abord, il leur confère un nouvel sens en les combinant harmonieusement dans ses médailles.

Un bon exemple de son travail est une médaille réalisée en 2011. SETA était alors un des cinq nominés pour la première remise du Prix Jaap van der Veen/Teylers Museum pour les médailles d’art contemporaines. En tant que membre du jury, c’était mon rôle d’informer tous les participants de la décision du jury. Au final, SETA ne reçut pas le prix cette année et appris la nouvelle par e-mail. La médaille qu’il a créée à cette occasion combine cet e-mail et la mort du poisson rouge de son jardin. Est-ce que ces événements étaient vraiment indépendants ? C’est fort probable mais depuis cet instant, je me sens d’avoir causer la mort de ce poisson rouge. Heureusement, en 2017, SETA fut à nouveau nominé et cette fois-ci remporta ce prix prestigieux. Ce prix est en reconnaissance de son travail toutes ces années, en reconnaissance du travail accompli mais aussi plein d’espoir pour ses oeuvres futures.

En parallèle de son travail sur son journal en médailles, SETA travaillé sur plusieurs thèmes et motifs. Par exemple, une de ses médailles représente une chenille verte mangeant une feuille alors que sur une autre, une mante religieuse mante ladite chenille. D’autres séries suivent d’autres fils conducteurs comme « seasons in my garden » (saisons dans mon jardin) ou des médailles en collaboration avec des poètes waka, tanka ou haïku ou encore une série de médailles de la taille d’un doigt se concentrant sur la représentation des détails de végétaux ou des médailles à échanger avec d’autres artistes ou à vendre à certains collectionneurs.

A propose de son travail, SETA dit « Le monde est parallèle comme les deux faces d’une médailles. J’ai remarqué qu’il n’y a pas qu’un seul monde mais des mondes. Tout comme *une* médaille à deux faces. On ne peut pas voir les deux faces d’une médaille en même temps, il faut la retourner. Nous avons l’impression que le monde est unique alors qu’il continue. »
SETA combine différentes forme comme des cercles ou des rectangles avec des éléments récupérés dans la nature. Ses médailles sont toute à la fois fines et raffinées, les éléments naturels regorgeant de détails. SETA fond les médailles lui-même par un procédé dont lui seul connaît tous les détails. En general, il part d’un modèle en cire qu’il recouvre de plâtre, l’ensemble est ensuite chauffé jusqu’à ce que la cire fonde et s’écoule hors du moule ainsi créé. Dans le moule en plâtre, il coule ensuite le métal fondu. Après refroidissement, la médaille brute est extraite du moule. Commence alors la phase de précision ainsi que le polissage. Il adorerait pouvoir mener à terme une médaille par jour, cependant, cette dernière phase lui prend beaucoup de temps. Ça n’empêche en rien que toutes des médailles sont magnifiques et étonnante, tant dans leur sujet que par leur technique et détails.

SETA est né en 1960 à Nagoya, Japon. En 1986, il sort diplomé de L’Ecole d’Arts de Tokyo. Aujourd’hui, il est également professeur associé à l’Ecole d’Arts de Nagoya. Et c’est un spécialiste de la technique du moulage. Dans son temps libre, il est un artiste reconnu internationalement. Avant de se plonger dans le monde des médailles en 2006, il peignait des séries de toiles. Au court de sa carrière, il a reçu de nombreux prix, notamment le Grand Prix de la FIDEM (la Fédération Internationale de la Médaille d’Art) en 2012.
La nature est un élément important dans ses oeuvres et, comme il le dit lui-même : “ La Nature est omniprésente et éternelle et pour moi, elle est d’une immense beauté. La Beauté est ce qui reste à la fin de tout “.

* Teylers Museum, Haarlem. This oldest museum in the Netherlands opened its doors for the public in 1784 and shows a variety of fossils, minerals, scientific instruments and works of art, like drawings by Michelangelo. Several of Seta’s medals are included in the extended medal collection. www.teylersmuseum.nl

A green caterpillar eats leafs  かんなづき  October 2014  A mantis eats a green caterpillars  ヤブガラシ     Cayratia japonica/125 x 93 x 34h mm/シルバー950/© Tetsuji SETA

A green caterpillar eats leafs かんなづき October 2014 A mantis eats a green caterpillars ヤブガラシ Cayratia japonica/125 x 93 x 34h mm/シルバー950/© Tetsuji SETA

July 8, 2017 I'm in The Museum Beelden aan Zee Den Haag The Netherlands July 30, 2017 I'm at home in Japan/シルバー950/117×109×33h mm/2017年/© Tetsuji SETA

July 8, 2017 I’m in The Museum Beelden aan Zee Den Haag The Netherlands July 30, 2017 I’m at home in Japan/シルバー950/117×109×33h mm/© Tetsuji SETA

They repeat one's act forever/ベリー銅/86×86×26h mm/2006年/© Tetsuji SETA

They repeat one’s act forever/ベリー銅/86×86×26h mm/2006年/© Tetsuji SETA

L’exposition
Du 1er au 26 mars 2018 de 12h a 19h (le dernier jour de 12h a 17h)
*La galerie est fermée les mercredis, dimanches, et jours fériés.
GALLERY TAGA2
1-34-2 Soshigaya, Setagaya-ku, Tokyo 157-0072 JAPON
Vernissage
Le 1er mars 2018 de 18:30 a 20:30
Contact
info@gallerytaga2.com