Yoshitaka NANJO (Galerie Grand E’terna à Paris 9/1–9/30)
羅生門/パネル、土、アクリル、他/450x900mm/2016年

Yoshitaka NANJO (Galerie Grand E’terna à Paris 9/1–9/30)

Pour cette exposition, nous collaborons avec la Galerie Grand E’terna dans le 8ème arrondissement de Paris et, pour la troisième fois, nous vous présentons le travail de Yoshitaka NANJO.
Une fois le thème et les lieux représentés dans ses oeuvres choisi, Nanjo se rend sur site et y collecte de la terre qu’il utilise ensuite comme peinture brute dans ses tableaux.
Pour cette exposition, Nanjo reconstruit une vue en mélangeant vue historique et vue actuelle d’un même lieu, issue de films ou de romans (notamment des vues de Kyoto, ancienne capitale impériale Japonaise, et Rashomon, une des portes de la ville immortalisée par le film du même nom d’Akira Kurosawa). En superposant ces images d’archives ou gravures d’époque avec des photos actuelles du lieu, il cherche a représenter le temps qui change continuellement le monde.
Les oeuvres exposées correspondent à son passage à Kyoto et ainsi que celles qu’il produira pendant son séjour à Paris et dans les environs. Ces nouvelles oeuvres seront par ailleurs exposées au musée d’art de Takamatsu dans le cadre des 6ème rencontres d’art contemporain de Takamatsu du 22 octobre au 26 novembre 2017.
Nous serions ravis de vous voir a cette occasion.

COLLABORATION : Fondation générale Sanuki pour la promotion de la vie et de la culture (一般財団法人さぬき生活文化振興財団), Le Musée des beaux-arts de Takamatsu (高松市美術館)

RENCONTRES DANS LE CYCLE DU TEMPS, série de Couches du temps de Yoshitaka NANJO  (Yuji MAKINO, Conservateur du musée des beaux-arts de Takamatsu )

L’expression serait classique, mais les tableaux de Yoshitaka Nanjo nous emmènent à l’horizon au lointain. C’est d’abord grâce à ses propres compositions picturales, qui laissent une ample marge autour des motifs de la nature et de la ville. Lorsque nous rencontrons un paysage qui nous émeut, souvent nous essayons de conserver le moment en souvenir par le moyen de la photographie, mais sans succès. Car la photo, prise à partir du paysage qui est beaucoup plus vaste et immense, ne transmet qu’une partie de sa beauté. Dans les peintures de Nanjo, la composition et l’échelle sont largement modifiées du réel. Malgré cela, ses œuvres faites avec soin, grâce aux matériaux divers, la terre collectée sur place, l’acrylique, et l’encre, représentent les choses au-delà du visible – l’ambiance, le sentiment de la présence, l’émotion vive connue par ceux qui ont vécu le paysage. C’est pour cela que notre esprit est emmené à l’exploration simultanée dans les sites loin d’ici, tels que le mont Fuji ou le grand sanctuaire d’Ise.
Or, il n’y a pas que la question du lieu qui se pose dans les œuvres de Nanjo ; le temps est aussi un élément fortement essentiel. Ses œuvres sont le fruit de l’enquête, de l’analyse, et de l’investigation de terrain dans les lieux visités, avec l’étude de l’histoire et de la mémoire commune. Ainsi, ses peintures nous emportent dans le voyage du temps tissé par les histoires perpétuelles de la nature et de la vie des hommes qui y habitaient. Le temps est le thème important des travaux récents de Nanjo. Au cours de sa résidence d’artiste à Kyoto en 2016, il s’est inspiré des vestiges de Heian-kyo, l’ancienne capitale japonaise il y a environ 1200 ans, qui se situait dans cette région. Rajomon, Suzakumon, Daigokuden – ces édifices de la figure d’antan apparaissent dans ses tableaux, superposés avec l’image du même lieu aujourd’hui. L’une de ses plus grandes pièces serait Rajomon qui mesure plus que 3 mètres de largeur. Dans cette peinture, il y a la porte dévastée, celle que nous reconnaissons aussi dans Rashomon, le film de Kurosawa, et l’image du toboggan superposée, car le site se trouve actuellement dans un parc. Pour cette exposition, en lien avec ces pièces, il y aura une peinture de la tour de Hakkaku kujunoto, bâtie à l’époque de Heian, qui mesurait plus de 80 mètre de hauteur, superposée avec la figure de la grande roue qui se trouve dans un zoo au même endroit. Les autres travaux, inspirés d’ouvrages tels que Kohaku-baizu chez Ogata Korin, l’Ukiyo-e d’Ishikawa Goemon chez Utagawa Kunisada, et Rakuchurakugai-zu, seront également présentés. À Paris, Nanjo se consacrera à la création dans une résidence d’artiste, et présentera ses pièces en septembre. Je serai ravi de voir ces rencontres riches d’histoires anciennes et contempo- raines, dans les capitales d’Orient de même qu’en Occident.

L’exposition
Du 1er au 30 septembre 2017, 11h/13h et 14h/19h
*La galerie est fermée les dimanches.
Galerie Grand E’terna
3 Rue de Miromesnil 75008 Paris
Vernissage
Le 7 septembre 2017 de 18:30 a 21:00
Contact
info@gallerytaga2.com